LE SYNDROME DU TOURISTE BOULIMIQUE

Je suis déjà assez glouton en règle générale. Du genre à penser dès 10H30 à ce que je vais pouvoir manger à 12H (je pense par exemple être l’une des seules à avoir trouvé le menu de Radio France sur l’intranet et à y passer du temps les matins où j’y travaille pour savoir si je vais choisir la paella ou les macaronis à la cantine.)

Et bien en vacances, figurez-vous que ce trait de caractère est décuplé.

Je deviens alors un véritable estomac sur pattes à l’affût de tout ce qui flaire bon et suis tout simplement frappée de ce que j’ai nommé : LE SYNDROME DU TOURISTE BOULIMIQUE.

J’ai aussi tendance à prendre beaucoup plus de risques culinaires, même si généralement, je choisis des pays où le risque de mal manger est faible, voir inexistant.

DES PAYS COMME LA SICILE

Pays terrible pour les psychopathes de l’alimentation, car il y à manger PARTOUT. Enfin encore une fois cela est relatif, il n’y a sans doute pas plus à manger qu’en France mais en vacances, avec du temps libre et de la bouffe pas trop cher, vous avez toutes les chances d’être frappé du STB (syndrome du touriste boulimique.). (Alors qu’à Paris non bien sûr que ça ne vous viendrait pas à l’esprit d’aller manger 1 kilo de cerises au marché, puis un arancini à la saucisse à 11H, suivi d’un plat de pâtes au restaurant, puis d’une friture de poisson, puis d’une glace à la pistache à 16H, suivi d’un spritz avec des petits pains fourrés jambon-tomate à 18H, suivi d’un dîner constitué  d’une pizza salami-pistache, suivi d’une riccota pistache chocolat arrosé d’un litre de vin et d’un amaretto.) (Il y a beaucoup de pistaches dans cette énumération parce qu’il y a beaucoup de pistaches en Sicile, c’est délicieux et je vous en parlerai bientôt)

LE MARCHÉ = DYSNEYLAND

L’autre chose que je fais frénétiquement en vacances ? Aller au marché.

J’ai tout bonnement été au marché 4 fois en une semaine de vacances : non pas pour réellement faire des courses (je passais mon temps à manger des pâtes à 5 euros dans les trattorias) non juste pour « regarder » des aliments.

J’ai ainsi regardé des kilos de tomates à 99 centimes sur le marché de Catane où j’ai aussi admiré des magnifiques poulpes et des sardines & je me suis rincée l’œil -entre autres- sur  des courgettes d’ 1 mètre à Palerme; Bref, un cas grave de STB

Vous viendrait-il à l’esprit de marcher 30 minutes en plein cagnard à Paris pour aller observer des vendeurs de légumes et de poissons ? NON. Bien sûr que non, c’est déjà parfois compliqué d’aller acheter une courgette au Monoprix.

D’ailleurs, la vue d’un kilo de cerises à 8 EUROS ce matin chez BIO C BON m’a passé totalement l’envie de faire du lèche-vitrines boulimique.

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